Soutenance de thèse

Le Lundi, 7. décembre 2020 -
9:00 - 13:00
Salle des Actes à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 - Site Saint Charles

Madame Caroline NOVARA

Soutiendra lundi 7 décembre 2020 à 9 h 

Salle des Actes n°011, à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, Site Saint-Charles 1

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Psychologie spécialité Neuropsychologie et Psychopathologie

Titre de la thèse : Utilisation d’une stratégie de contre conditionnement pour réduire le dégoût lié aux obsessions de contamination : étude en population générale 

Composition du jury : 

  • Mme Nathalie BLANC, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • Mme Marie-Christine GELY-NARGEOT, Professeure, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • M. Thierry KOSINSKY, Maître de conférences, Université de Lille 
  • M. Stéphane RAFFARD, Professeur, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse
  • Mme Lucia ROMO-DEPREZ, Professeure, Université Paris Nanterre
  • M. Damien VISTOLI, Maître de conférences, Université de Nice Côte d’Azur

Résumé de la thèse :

De nombreuses pathologies mentales ont été décrites comme présentant des troubles émotionnels invalidants.
Le trouble obsessionnel-compulsif (TOC) présente des problématiques liées à l’évaluation érronée acquise de certaines situations ou pensées, considérées comme potentiellement dangereuses. Or l’identification des émotions impliquées reste peu claire. Si l’anxiété joue un rôle majeur dans les réactions de nombreux individus, il en est pour qui les réactions de dégoût sont au devant des symptômes ressentis.
Considérant certaines distorsions cognitives et certaines stratégies comportementales liées à la fois au TOC et à l’émotion de dégoût nous postulons que la place des réactions de dégoût dans la symptomatologie obsessionnelle compulsive est en fait considérable. Bien que les techniques d’exposition proposées par les thérapies comportementales et cognitives aient permis des avancées notables dans la prise en charge de l’anxiété, les réactions de dégoût ne semblent pas y répondre. La modification d’affects acquis et générant des dysfonctions est donc un enjeu majeur de la prise en charge thérapeutique que nous pouvons proposer aux patients.
Nous proposons un plan de recherche qui permettra, non seulement de mieux cerner les mécanismes d’acquisition et de maintien des réactions de dégoût dans le trouble obsessionnel compulsif mais aussi la mise en place de techniques de désensibilisation innovantes, qui permettront aux psychologues cliniciens de prendre en charge efficacement ces problématiques.
Plusieurs séries d’expérimentation seront menées pour évaluer les impacts de différentes techniques de désensibilisation d’une réaction de dégoût acquise par conditionnement évaluatif en testant l’efficacité de procédures d’extinction et de contre conditionnement et en modulant les relations unissant les stimuli par l’approche propositionnelle.