Soutenance de thèse

Le Vendredi, 15. janvier 2021 -
14:00 - 19:00
Salle St Charles 2 Des Actes

Monsieur Kévin MOINIER

Soutiendra vendredi 15 janvier 2021 à 14 h

Salle des Actes, n° 009, Site Saint-Charles 2

une thèse de DOCTORAT

Discipline : Psychologie spécialité Psychologie cognitive

Titre de la thèse : Action conjointe, espace d'interaction et intégration des paramètres d'action d'autrui : lorsque Simon et Constance interagissent

Composition du jury :

  • M. Cédric BOUQUET, Professeur, Université de Poitiers
  • M. Lionel BRUNEL, Maître de conférences habilité, Université Paul-Valéry Montpellier 3, directeur de thèse
  • Mme Marine BUON, Maîtresse de conférences, Université Paul-Valéry Montpellier 3
  • M. Yann COELLO, Professeur, Université de Lille
  • Mme Marie-Pierre FAYANT, Maîtresse de conférences, Université de Paris
  • Mme Lucette TOUSSAINT, Professeure, Université de Poitiers

Résumé de la thèse

Il est communément accepté que le simple fait d’agir à proximité d’autrui nous amène naturellement à considérer son action, et ses potentielles conséquences sur l’environnement. L’une des principales conséquences liée à cette tendance à (co-)représenter les actions d’autrui se caractérise par le besoin de discriminer entre des représentations référant à soi et à autrui. Malgré des avancées majeures, aujourd’hui encore, des oppositions théoriques et mécanistiques demeurent. Ces dernières se cristallisent autour de l’interprétation de l’incidence de certains facteurs censés affecter la genèse et la force de ce problème de discrimination. En cela, la nature de ce phénomène, sa résolution, et ce à quoi réfère vraiment la mesure typiquement utilisée pour l’illustrer sont discutés tout du long de ce document. Ce travail de thèse soutient une perspective incarnée de la cognition sociale en démontrant le rôle déterminant des expériences sensori-motrices, et du codage redondant des informations qui en résultent, dans le processus de résolution du problème de discrimination. Nous faisons ainsi l’hypothèse que la mesure utilisée est avant tout un indicateur de la facilité avec laquelle nous résolvons le problème de discrimination entre soi et autrui.